Plus qu'un sport, le Basket à centrale, c'est un mode de vie:
on parle basket, on mange basket, on rêve basket!!!!!
Cela fait maintenant une semaine que le championnat de France s’est achevé et il est temps pour moi de faire le bilan de ces 4 dernières saisons...
Aujourd’hui, l’impression laissée est celle d’un grand vide, un vide que je me suis évertué à combler grâce à nos victoires et nos défaites, à notre envie d’aller toujours au delà de nos possibilités et à cet esprit d’équipe qui nous a animé inlassablement faisant de nos rêves des réalités.
Mêlée à cette sensation de manque, la tristesse de la défaite contre Lyon s’est vite estompée. En effet, elle reste méritée car Centrale n’était pas meilleur que Lyon cette année, la faute à une équipe éparpillée... Cette amertume, légitime face à ce nouvel échec dans notre quête du titre, a très vite laissé place à un sentiment de FIERTE !
Car, pour ceux qui en doutent encore, l’ECP a été ces dernières années une machine à gagner... Ainsi, le bilan de ces 4 saisons, c’est 54v pour 7d (88.5%) en chpt universitaire, c’est 3 titres de champion d’Ile de France, c’est 3 Final Four en championnat de France, c’est 2 finales de championnat de France mais c’est aussi des titres décrochés aux Intercentrales, au Challenge Centrale Lyon ou encore au tournoi triangulaire (Centrale, X, HEC)...
Qui peut se targuer d’un tel bilan dans la dureé ? Personne si ce n’est l’armada marseillaise (Ostéopathes) menée par les frère Weisz (4 titres de 2004 à 2007) ou encore les lyonnais (INSA) bien aidés par leur filières “sportifs de haut niveau”(20 titres sur 30 dernières années), mais on peut se demander si Centrale se bat à armes égales avec les équipes de ce calibre ???
Le bilan est certes impressionnant mais il nous aura toujours manqué un petit quelque chose, successivement face à la puissance marseillaise, au talent palois et à l’organisation lyonnaise pour monter sur la plus haute marche du podium. Un aveu de faiblesse dans les grands moments ? Non, seulement la conséquence d’une équipe construite avec des joueurs venant d’horizons les plus diverses et où dans ces conditions le seul fond de jeu possible résidait dans notre envie de gagner ensemble...
Ainsi, face à la barrière linguistique (Français, Espagnol, Allemand, Australien, Canadien, Hongrois se sont battus sous le maillot de l’ECP au cours des ces 4 ans) et à la disparité du passé basketballistique (en 2009-2010 aucun des intérieurs n’avaient jamais évolué en club dans cette position), Centrale a proposé autre chose: un jeu physique laissant une grande place à l’instinct toujours entouré d’une grande dose de confiance en nous...
Et de la confiance, il en fallut lorsque nous avons battu, en 2007, HEC lors de la finale du chpt d’Ile de France après avoir pris 30 pts en début de saison, elle a aussi été notre principale arme lorsqu’en 2008, nous avons ouverts les portes d’une finale de chpt de France à domicile après avoir gagné succesivement de 2pts, 2pts, 1pt et 1pt (une dernière victoire à l’arraché 41 à 40 contre Nancy après avoir été mené 16 à 32 au milieu du 3ème quart) et enfin cette confiance était bien-sûr présente lorsqu’en 2009 nous avons remonté 20pts de retard, face à IGS, devant notre public pour arracher notre place en barrages.
Centrale, c’est des titres, mais c’est surtout des émotions heureuses comme malheureuses mais à chaque fois d’une extrême intensité... Ainsi, je me souviendrais longtemps de mes larmes après cette finale perdue contre Marseille au cours de laquelle, à bout de force, j’avais craqué physiquement sous les assauts de Maitre Capello mais aussi de ma souffrance lorsque mon p’ti frère se blesse contre Quimper et s’écroule en se tordant de douleur ou enfin de ma tristesse lorsqu’au début de ma dernière saison, je prend conscience, à minuit sur la route en rentrant de l’entrainement, que jamais je ne retrouverais mon niveau des 3 premières années ! Si j’ai connu des moments difficiles et des désillusions, j’ai aussi été porté par des moments inoubliables comme ce match contre HEC pour le titre en 2008, où pour le 1er match avec mon frère, rien ne pouvait nous arriver ou encore cette joie inénarable lorsqu’à la fin de la fameuse demie finale contre Nancy, je m’agenouille dans la raquette avant d’être recouvert par vous tous ou enfin comme ces frissons qui m’ont envahis lors de notre remontée fantastique face à IGS en 2009...
Mais, mon plus grand bonheur restera ce sentiment d’avoir créé et appartenu à cette équipe de centraliens qui aura mangé, parlé et rêvé basket pendant ces 4 années. Cette certitude, je l’ai acquise quand nos regards se sont croisés au moment de se quitter jeudi dernier...
Ainsi, je ne peux qu'encourager la nouvelle génération à croire en ses chances et à travailler dur pour reconstruire une équipe autours de ce même état d'esprit car, un jour, à moi aussi, tout le monde m'a dit "les P2007 sont partis, Centrale est fini !". Un an plus tard, nous étions en finale devant notre public...
JE SUIS BAKBAK ET JE NE POUSSERAIS PLUS JAMAIS NOTRE CRI MAIS VOUS RESTEREZ A TOUT JAMAIS DANS MON COEUR...
Au nom de toute l'équipe, un grand merci à BakBak-le prez-#5-PN-Pierre-Nicolas-Cap'tain-spider-prez qui s'est démené pendant ces deux saisons pour faire vivre le club basket de Centrale, pour porter l'équipe 1, pour organiser ses belles rencontres décisivent qui resteront pendant très lontps dans nos mémoires (je pense à HEC l'année dernière, à la demi-finale et à la finale des Chpts de France 2008, à IGS et PGSM cette année)! Mais aussi un grand merci pour tous ces speechs émouvants, ces montages, ces résumés, cette hargne, tes 15 paires de chaussures... enfin pour tout ton investissement qui nous a fait réaliser qu'avec de la passion ont pouvait accomplir de grandes choses et emmener beaucoup de monde derrière soit.
Ce mec mange basket, dort basket, vit basket et en a converti beaucoup. Merci à toi gros, il n'y a rien à regretter, l'aboutissement ce n'était pas de gagner un titre, mais de créer une équipe, et ça tu l'as fait de la plus belle des manières.
Après avoir arraché notre billet pour les 8ième de finale des Chpts de France, nous attendait un second challenge... un chalenge de taille: affronter à nouveau l'Esc Pau, et à domicile. Pour la petite histoire, nous les avions battu en poule lors des Chpts de France 2008 avant qu'ils ne jouent une demi-finale époustouflante contre l'INSA Lyon pour obtenir leur revenche face à nous en Finale et remporter le titre! Leur effectif ayant très peu changé, nous étions conscients du danger mais prêts à relever le défi.
Après un départ sur le pouce en avion, un accueil très chaleureux des palois et une petite sièste au soleil, les hostilités pouvaient enfin commencer...
Dès l'entame de match JB provoque la faute et ouvre le score s'ensuit une contre-attaque de Pau puis un cross de JB qui finit sous l'arceau. Le ton du match est donné, ça joue vite, ça cross bien et JB a très faim. En face, le 4 nous fait comprendre qu'il est dans le même état d'esprit, il enchaine un coast to coast en crossant trois joueurs puis un contre en défense. Sur jeu placé, nos systèmes portent quelques peu leurs fruits mais l'indiv tout terrain ne paye pas encore. S'ensuit une série de fautes qui cassent le rythme du match, les arbitres sifflent bcp des deux côtés et, plus étonnant, sifflent bcp de fautes offensives. L'ECP se retrouve rapidement à 5 fautes d'équipe et Pau enchaine les LF pour se détacher au score: 12-7. Coup de booster de Centrale piqué au vif grâce à une puis deux puis trois contre-attaques sur interception. PN prend des attitudes d'intérieurs et marquent avec la faute mais l'adresse de Pau à 3 pts les maintient au score, nous sommes alors devant au score... mais quelques LF palois plus tard (Centrale a alors déjà provoqué 4 fautes offensives), le 1er quart-temps se conclue sur inégalité: 22-22.
Reprise du jeu et Centrale prend l'eau. Pau est passé en zone et nos systèmes ne fonctionnent pas. Les Palois mènent deux contre-attaques d'affilées, le 1 nous plombe sur un très beau 3pts et on se fait pénétrer en attaque. Un 9 à 0 qui est bien difficile à encaisser. Le tps mort nous fait reprendre nos esprits et JB relance la machine en allant finir sous l'arceau sur contre-attaque. Cependant notre défense n'est pas en place et est sans cesse sanctionnée... de plus on ne met pas un seul LF sur les fautes que nous provoquons. -9pts à la mi-temps, tout est encore jouable, et on y croit!
Au retour des vestiaires, les mots du coach semblent avoir fait de l'effet. La défense est plus stricte et Pau sous pression force le shoot au bout des 24s sur leur première attaque. Mais nos shoots extérieurs ne rentrent pas, on privilégie alors les intérieurs et les pénétrations. Ago provoque les fautes dans la raquette mais ça ne rentre pas au LF. JB nous fait recoller au score sur contre-attaque: 45-42. Une deuxième petite série noire qui ressemble étrangement à la première va alors décrocher l'ECP: 2 paniers seuls sous le cercle et le 1 y va de son trois point. Ago se démène en face, il contre, il arrache les 2 pts plus la faute mais l'intérieur adverse nous achève par une sublime claquette-dunk sur un rebond offensif. Les palois reviennent à +9. Le rythme est alors complètement cassé par une série de fautes et de LF. Même scénario que précédement: Pau met les siens, pas nous. Tout le travail du début de troisième quart-temps à été vain: 61-52 au buzzer.
Il nous reste 10min mais le jeu ne retrouve pas son rythme car ça continue de siffler. Olivier fait jouer sa vitesse et son jump pour relancer la machine mais l'intérieur adverse répond immédiatement par une claquette. Coudy intercepte, transmet à JB qui conclue sa n-ième contre-attaque: 65-58, il reste 8 min, tout est encore possible... mais ça siffle, JB a 5 fautes, mais ça siffle, Ago a 5 fautes. Christian ne renonce pas et met une grosse pression en défense, Pau met plus de 8s a passer le milieu de terrain. Christian marque 4 pts sur des passes décisives de PN toujours présent. Le 1, aussi régulier que de coutume, nous plante un de ses petits 3pts pour nous maintenir la tête sous l'eau: 71-66. Les joueurs s'énervent, les arbitres sifflent, et Christian sort sur 5 fautes. Pau impassible au LF n'en rate pratiquement aucun, et cette adresse se retrouve à 3 pts, l'écart se creuse. La consigne est de faire faute sur chaque action pour jouer le chrono, et -même rengaine- PN sort sur 5 fautes. Le match est fini, la saison est finie, si brutalement. Nous n'avons pas trouvé les solutions... mais nous avions à faire à une très belle équipe de Pau à qui l'on souhaite à nouveau de soulever le titre. 86-75 score final.
Stats:
JB: 22pts, PN: 16pts, Oliv+Ago (il y a eu confusion sur le feuille de match): 23pts à 2, Coudy: 5pts, Nico: 4pts, Christian: 4pts, Eric (à 100% au shoot): 2pts